Soutien à la recherche

Depuis sa création, l’Association travaille en collaboration avec des professeurs et des chercheurs de l’Université et du CNRS notamment. Elle accueille et oriente les chercheurs, mettant à leur disposition les ouvrages de la bibliothèque, les archives orales et les dossiers de documentation.

Elle apporte un soutien moral et financier aux publications scientifiques touchant à l’histoire bancaire, économique ou financière :

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L’Association accompagne également les travaux universitaires en rapport avec l’histoire économique, financière ou industrielle : thèses de doctorat ou articles pour des revues académiques le plus souvent :

• Edoardo Altamura C., « La banque dans la tourmente : les banques françaises, la Banque de France et le marché de l’euro-dollar », in Histoire@Politique, 2013/1 (n° 19), p. 101-113
URL :
www.cairn.info/revue-histoire-politique-2013-1-page-101.htm.
DOI : 10.3917/hp.019.0008.

La France face au dollar

La décennie qui a suivi les « Trente Glorieuses » (1973-1982) a été marquée par un paradoxe. D’une part, la France, et le reste du monde occidental, ont connu des conditions économiques nettement plus difficiles, avec le ralentissement de la croissance réduite et la montée de l’inflation, l’augmentation du taux de chômage. D’autre part, les banques commerciales françaises, à l’instar de leurs consœurs occidentales, ont connu une croissance remarquable. En étudiant les plus grandes banques commerciales, le Crédit Lyonnais et la Société Général, cet article démontre que cette croissance a été soutenue par l’expansion de leurs activités internationales, la création de produits innovants, l’établissement des nouvelles alliances, et surtout par les opportunités créées par l’essor de l’euromarché.

Plan de l’article :

  1. Le « puzzle » des années 1970 et son importance pour l’histoire de la finance
  2. Société Générale
  3. Le « dilemme » du Régulateur
  4. Discussion et conclusion

Article au format PDF.

• Sylviane Le Gouz de Saint-Seine, Banque d’Angleterre : la route erratique vers l’indépendance (1977-2007), thèse de doctorat en Études anglophones soutenue à l’Université de Paris 3 en 2016, sous la direction de Marie-Claude Esposito.

Banque d'Angleterre-bâtiment

L’indépendance des banques centrales, thème qui galvanisa les économistes et les exécutifs macro-économiques dans le dernier quart du XXe siècle, a été longue à se concrétiser au Royaume-Uni : ce n’est qu’en 1997 que la Banque d’Angleterre, pourtant l’une des plus anciennes et prestigieuses banques centrales du monde, acquit le droit de mener la politique monétaire sans interférence gouvernementale. La genèse de cette réforme offre une perspective précieuse sur le système politique et économique britannique, sur ses évolutions récentes et les influences étrangères qui les favorisèrent: celle des Etats-Unis fut déterminante. L’indépendance de la Banque d’Angleterre a symbolisé la fin du consensus macro-économique qui prévalait dans la mère-patrie du Keynésianisme depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : elle consacrait la priorité donnée à la lutte contre l’inflation. Ce changement de perspective nécessita un aggiornamento au sein des grands partis de gouvernement, chez les Conservateurs puis chez les Travaillistes. L’autre entrave à l’indépendance de la BoE tenait au système institutionnel britannique, basé sur la suprématie du parlement de Westminster. Le New Labour, qui mit en œuvre l’indépendance de la BoE, sut contourner cet obstacle, tout en faisant de cette réforme le symbole de sa nouvelle crédibilité économique.